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samedi 23 octobre 2021
Pour une agriculture vivante - Faites un don

L’agriculture nous est vitale et la biodiversité est vitale pour l’agriculture. Alors préservons le Vivant dans nos campagnes.

Auxiliaires de culture, pollinisateurs, prédateurs, toutes les espèces des milieux agricoles sont en déclin. Aidez la LPO à les faire revenir sur les fermes. Notre avenir en dépend.

 

Comment nous aider ?

Votre don peut restaurer la biodiversité agricole.

Comment ?

En finançant des installations qui permettent à la biodiversité de regagner les milieux agricoles, la LPO aide directement les agriculteurs à faire revenir le Vivant dans leurs fermes. C’est pour réaliser ces actions que la LPO AuRA fait appel à votre générosité. Vos dons serviront à financer des aménagements (mares, nichoirs, haies...) ou des actions directes sur le terrain (sauvegarde des busards cendrés, diagnostic écologique...).

Rendez-vous sur Hello Asso pour faire un don : https://www.helloasso.com/associations/lpo-auvergne-rhone-alpes/collectes/pour-une-agriculture-vivante

 

Des agriculteurs engagés nous expliquent comment la LPO les aide à préserver la biodiversité sur leurs parcelles :

 

https://youtu.be/yz456JA4mUE

 

 

Exemples d’actions

  • Les haies

Les haies et alignements d’arbres offrent une multitude d’intérêts :

  • Pour la faune sauvage : gîte pour le hérisson, cheminement pour l’hermine et le triton, nectar et abri pour les papillons, nid pour la huppe ou le torcol, perchoir pour la pie-grièche…
  • Pour le bétail : ombrage, abri contre le vent…
  • Pour l’homme : production de fruits et de bois, rétention de l’eau dans le sol, lutte contre l'érosion du sol, stockage du carbone, régulation de l'humidité, création de microclimats...

Mais depuis les années 60, de nombreuses haies ont été détruites pour faciliter le passage des engins agricoles afin de permettre aux agriculteurs de travailler plus vite et de cultiver plus de surface.

Dans les secteurs où le bocage peut être restauré, nous recherchons des agriculteurs qui sont intéressés pour replanter des haies ou des alignements d’arbres. Nous les accompagnons avec nos partenaires pour savoir où les installer, choisir les essences d’arbres et arbustes adaptées au terrain et favorables à la biodiversité, faire les commandes, organiser la distribution de plants et participer aux chantiers de plantation.

 

https://www.youtube.com/watch?v=k3C92Xd1Cww

 

  • Les nichoirs

Que ce soit pour les chouettes, les petits oiseaux, les chauves-souris, et parfois même les insectes, les nichoirs et les gîtes permettent de pallier le manque d’habitats naturels. Les vieux arbres avec des cavités sont abattus pour cause de sécurité ; les bâtiments sont restaurés, les fissures bouchées, les accès aux combles fermés, les portes des granges condamnées... Certains gîtes ou nichoirs sont relativement faciles à construire ou à installer (nichoirs à mésanges, gîtes à chauves-souris), mais d’autres nécessitent des compétences techniques et naturalistes plus poussées pour être vraiment efficaces, notamment les nichoirs pour les chouettes.

Nous installons des nichoirs sur les bâtiments des fermes, dans les vergers, dans les bosquets ou les haies. Ainsi, leurs occupants peuvent de nouveau jouer leur rôle d’auxiliaires de l’agriculture en pollinisant les plantes et en consommant insectes et rongeurs.

 

  • La protection des busards cendrés

Le busard cendré est un oiseau migrateur qui a la particularité de nicher au sol dans les prairies naturelles et les landes. Dans nos paysages agricoles où ces milieux sont devenus rares, il s’installe majoritairement, au début du mois de mai, dans les prairies cultivées et les champs de céréales. Afin d’éviter la destruction des nids lors des fauches ou des moissons et permettre aux oiseaux de mener leur reproduction à son terme, la LPO organise chaque année une grande campagne de repérage et de protection des nichées, en lien avec les agriculteurs concernés. Les scientifiques estiment que si les nichées d’un territoire n'étaient pas protégées, la population de ce secteur disparaitrait en à peine une quinzaine d'années !

D’autres espèces d'oiseaux nichant au sol dans les cultures et les prairies sont très menacées : le tarier des prés, l’œdicnème criard, le vanneau huppé, le courlis cendré, l’outarde canepetière, le râle des genêts...

 

https://www.youtube.com/watch?v=vwDxvEKTt4Q

 

  • Les mares

Souvent créées par l’homme pour répondre à des besoins d'abreuvement du bétail ou de lutte contre les incendies, les mares ont vu leur nombre diminuer fortement en même temps que disparaissaient ces usages traditionnels. Pourtant, elles accueillent une biodiversité remarquable et constituent notamment un habitat de prédilection pour les libellules et les amphibiens (tritons, crapauds, grenouilles) dont les populations connaissent un fort déclin ces dernières années. Ces espèces sont pourtant très utiles ! Elles participent par exemple à la régulation des populations de moustiques et leur présence est un indicateur d’une eau de bonne qualité. Et les hirondelles, en plus de manger les insectes qui se reproduisent dans la mare, trouvent sur leurs berges la boue qui leur est nécessaire pour construire leurs nids.

 

https://www.youtube.com/watch?v=uLtC-CtyoXM

Premières espèces observées, quelques semaines seulement après la création de cette mare dans le cadre du Contrat Vert et Bleu du Grand Rovaltain. La mare accueille aujourd'hui de nombreux amphibiens, notamment le triton palmé et le triton alpestre !

 

  • Les diagnostics écologiques

La LPO réalise des inventaires et des diagnostics sur la faune, la flore et les milieux afin de proposer aux agriculteurs des solutions adaptées au contexte écologique local. Réaliser des inventaires des espèces sauvages présentes, faire des préconisations d'actions ou de pratiques pour consolider la présence de certaines espèces ou favoriser leur retour, choisir avec l'agriculteur les actions qui peuvent être mises en place et définir leurs emplacements, les dates d'intervention, les matériaux ... Voilà en quoi consiste un diagnostic.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=gEP4uzgrqmg&t=6s

 

 

La biodiversité en déclin aujourd'hui

 

Le saviez-vous ? Les résultats des suivis annuels des populations d'oiseaux montrent une diminution de 15 % depuis 2002 des espèces des milieux agricoles. Parmi celles-ci, les populations ont diminué pour :

  • le coucou gris : - 25 %
  • l’alouette des champs : - 16 %
  • le pipit des arbres : - 55 %
  • le bruant jaune : - 52%
  • le moineau friquet : - 65 %
  • la tourterelle des bois : - 64 %
  • la huppe fasciée : - 27%.

Les hirondelles ont subi également un déclin sans appel : on estime avoir perdu plus de 40 % des effectifs en 30 ans !

Il en va malheureusement de même pour d’autres espèces autrefois communes de nos milieux agricoles : les populations de chouettes (notamment la chevêche d’Athéna et l’effraie des clochers) sont en baisse, et le hérisson d’Europe, allié des agriculteurs car mangeur de limaces et autres insectes amateurs de légumes, subit de plein fouet la fragmentation des milieux et la régression de ses habitats et de ses ressources alimentaires.

Pourtant, il est bien connu que certaines espèces sont de véritables alliées des agriculteurs !

 

Pour n’en citer que certaines, les rapaces, comme les chouettes, hiboux, busards, milans, aident les agriculteurs à se débarrasser de certains petits rongeurs qui nuisent à leurs récoltes. Le renard est lui aussi un auxiliaire efficace car c'est un grand chasseur de campagnols.

 

Des agriculteurs volontaires


Pour enrayer le déclin de la biodiversité et retrouver des paysages propices au développement de la faune et de la flore, la LPO agit directement sur le terrain avec les agriculteurs. Accompagnement individuel, conseils, installation d’aménagements, protection d’espèces menacées… Les projets sont multiples et permettent aux agriculteurs d'évoluer dans leurs pratiques en étant accompagnés par des naturalistes professionnels.

Ce travail collaboratif offre l’opportunité à des agriculteurs de s'engager dans une démarche de préservation de la biodiversité, à l'heure où les consommateurs recherchent de plus en plus des produits responsables et éthiques.

La LPO Auvergne-Rhône-Alpes travaille depuis de nombreuses années aux côtés des agriculteurs pour les accompagner dans leur démarche de prise en compte de la biodiversité. Les salariés et bénévoles de l’association s’impliquent au quotidien dans cette mission, mais ce travail ne peut se faire sans l’investissement et la volonté des agriculteurs.

 

Votre don fera la différence.

Merci à toutes et à tous pour votre générosité.

posté par Bernard Sonnerat
 
samedi 23 octobre 2021
Le bulletin LPO Info AuRA n°2 est disponible . Bonne lecture

Retrouvez toutes les actualités de vos délégations territoriales, des groupes thématiques, du centre de soins LPO, ainsi que des conseils pour votre jardin et Refuge.

 

Au sommaire

3 La LPO AuRA militante

4 Le temps fort de la LPO AuRA

6 Les nouvelles des délégations territoriales

10 Les groupes régionaux

11 La vie du centre de soins

11 Le comité juridique

12 Campagne de protection d’espèces

13 Quel oiseau observer ?

13 L’espèce du trimestre

14 L’Assemblée générale 2021

14 Le Conseil national de la LPO France

15 Conseils au jardin

15 Zoom sur un Refuge LPO

  • Le cahier régional, 16 pages sur l’actualité de votre association en Auvergne-Rhône-Alpes

Consultez également les cahiers locaux des autres délégations de la LPO AuRA, 
 

Bonne lecture à toutes et à tous !

 

 

posté par Bernard Sonnerat
 
mercredi 20 octobre 2021
Oiseaux
UNE ESPECE D'OISEAU SUR CINQ EST MENACEE D'EXTINCTION EN EUROPE

BirdLife international, dont la LPO est le représentant officiel en France, a publié une mise à jour de la Liste rouge européenne des oiseaux menacés, pour lesquels la situation continue de s’aggraver.

Diffusée pendant que se déroule la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (COP 15), cette Liste rouge examine le risque d'extinction régionale de 544 espèces d'oiseaux dans plus de 50 pays en Europe. Réalisée à partir de données collectées par des milliers d'experts et de bénévoles, notamment en France par la LPO, il s'agit de la quatrième évaluation coordonnée par BirdLife International après les éditions publiées en 1994, 2004 et 2015.

Le risque d'extinction de chaque espèce est ainsi évalué selon plusieurs catégories en appliquant la méthodologie de l'Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN) : Préoccupation mineure (LC), Quasi menacée (NT), Vulnérable (VU), En danger (EN), En danger critique (CR), Éteinte à l’état sauvage (EW), Complètement Eteinte (ER).

Les conclusions de l'étude sont très inquiétantes:

  • 1 oiseau sur 5 en Europe est menacée (CR, EN ou VU) ou quasi menacée (NT) d'extinction, soit 106 espèces au total
  • 1 espèce d'oiseau sur 3 en Europe a décliné au cours des dernières décennies
  • 3 espèces supplémentaires se sont éteintes au niveau européen depuis 2015 (Bruant à calotte blanche, Turnix d’Andalousie, Syrrhapte paradoxal)
  • Les oiseaux marins, les limicoles et les rapaces sont les groupes les plus menacés qui déclinent le plus rapidement en Europe et les espèces migratrices sont parmi les plus affectées
  • Les milieux marins, ainsi que les terres agricoles, les zones humides et les prairies sont les habitats qui abritent les espèces les plus menacées.

Les principaux facteurs de l’effondrement des populations d'oiseaux sont identifiés : artificialisation des sols à grande échelle, pratiques agricoles intensives et utilisation massive de pesticides, surexploitation des ressources marines, pollution des milieux naturels, gestion forestière non durable, développement des infrastructures de transport et d’énergie (réseau routier, lignes électriques, éoliennes, etc.), chasse et braconnage d’espèces en mauvais état de conservation.

L’un des rares motifs de satisfaction dans cette nouvelle Liste Rouge européenne est que la mise en œuvre de programmes ciblés fonctionne pour sauver certaines espèces. Par exemple le Milan royal, le Gypaète barbu et le Percnoptère d’Egypte voient leur statut s’améliorer grâce aux plans nationaux d’actions de l’Etat Français ou aux projets LIFE de l’Union Européenne consacrés à leur sauvegarde, et auxquels la LPO participe.

Pour Allain Bougrain Dubourg : « Cette étude démontre une nouvelle fois l’urgence d’agir pour restaurer la biodiversité. En raison de la sensibilité des oiseaux à toute modification de leur environnement, ils constituent des indicateurs particulièrement pertinents pour évaluer la santé de notre planète. Tous les êtes vivants sur Terre sont interdépendants ; donc lorsque les oiseaux sont en péril, nous sommes tous en danger. »

 

Contact presse :  Yves Vérilhac, directeur général LPO France : 06 76 65 61 10

posté par Bernard Sonnerat
 
jeudi 30 septembre 2021
Oiseaux
La Talève sultane s'installe en Dombes... 70 oiseaux recensés...

posté par Bernard Sonnerat
 
dimanche 26 septembre 2021
Oiseaux
Un conquérant de 10 grammes
Un conquérant de 10 grammes
posté par Philippe Jourde schedule vendredi 17 septembre 2021, 13:51

La Cisticole des joncs Cisticola juncidis est une mini fauvette, grosse comme le pouce, qui apprécie les espaces recouverts d'une végétation basse. On l'observe, parfois en fortes densités, dans les prés-salés, les prairies sèches ou inondables, ainsi que les friches agricoles ou industrielles. Elle tend à s'installer désormais dans les cultures pérennes, comme les luzernières.

Très sensible aux vagues de froid, elle bénéficie depuis quelques années de conditions hivernales relativement clémentes, qui lui permettent de renforcer ses populations et de coloniser de nouvelles contrées.

La remontée des archives locales du réseau VisioNature dans Faune-France, nous permet d'intéressantes comparaisons. La progression de la cisticole entre 2013-2014 et 2021 est ainsi particulièrement démonstrative.

https://cdnfiles1.biolovision.net/www.faune-france.org/userfiles/FauneFrance/FFnews/Cisticole2013-2021.JPG

 

Si la carte de 2013-2014 minime quelque peu la répartition réelle de l’espèce à l’époque, du fait d’une moindre couverture des bases des données, elle révèle une impressionnante expansion le long de la façade atlantique et dans le couloir rhodanien.

Les deux fronts de colonisation semblent désormais en passe d’établir leur jonction au nord du Massif central pour partir à l’assaut de l’Ile-de-France.

Légende de l'image : aucun barbelé n'arrête la progression de la Cisticole. © Jean-Paul Lemao

posté par Bernard Sonnerat
 
jeudi 23 septembre 2021
Oiseaux
MOBILISATION GENERALE : NON au retour des chasses traditionnelles ! Urgent consultations publiques date limite 6/10/202

Pour accéder aux liens vers les consultations en ligne :
 
Consultation publique sur les projets d’arrêtés relatifs à la capture de 98 702 alouettes des champs au moyen de pantes dans les Landes, la Gironde, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques
 
Consultation publique sur les projets d’arrêtés relatifs à la capture de 7 798 alouettes des champs au moyen de matoles dans les Landes et le Lot-et-Garonne
 
Consultation publique sur le projet d’arrêté relatif à la capture de 1 200 vanneaux huppés et 30 pluviers dorés au moyen de tenderies aux filets dans les Ardennes
 
Consultation publique sur le projet d'arrêté relatif à la tenderie de 5800 grives et merles noirs dans les Ardennes
 
Le site des consultations sature fréquemment en cas de trop nombreuses connections simultanées et il faut parfois persévérer ou recommencer à un autre horaire. Il est également important de ne pas simplement copier-coller des argumentaires existants car seuls les avis individuels originaux sont pris en compte.

Le but du gouvernement étant de laisser le Conseil d’État statuer à nouveau sur la base d’un nouvel argumentaire rédigé par les chasseurs eux-mêmes, une opposition massive lors de la consultation publique est essentielle pour peser sur la décision. D’autant plus que les fédérations de chasse mobilisent également de leurs côtés.
 
Le 6 août dernier, le Conseil d’État avait pourtant annulé les arrêtés ministériels qui avaient autorisé les années précédentes le piégeage de plus de 110 000 oiseaux sauvages. Qu’importe, Emmanuel Macron ordonne à sa Ministre de l’écologie de désavouer la plus haute juridiction française en prenant des arrêtés exactement similaires.
 
La chasse à la glu a scandalisé les Français avant d’être enfin interdite en juin dernier. Qu’importe, Emmanuel Macron prolonge l’emploi de matoles, de pantes et de la tenderie, pratiques moins connues mais tout aussi révoltantes.
 
A Marseille vient de s’achever le Congrès mondial de l’Union internationale de conservation de la nature où le Président français a clamé sa détermination à porter les enjeux de protection de la biodiversité. Qu’importe, Emmanuel Macron planifie quelques jours plus tard le piégeage archaïque de milliers d’oiseaux sauvages.
 
Décimée par l’agriculture intensive, l’Alouette des champs a perdu 35% de ses effectifs au cours des 15 dernières années. Qu’importe, Emmanuel Macron veut tout de même permettre aux chasseurs du Sud-Ouest d'en tuer 106 500 de plus pour s'amuser.
 
Les scientifiques nous alertent sur le risque d’extinction massive des espèces sauvages. Qu’importe, Emmanuel Macron réduit la biodiversité à une monnaie d’échange électoraliste afin de satisfaire les fédérations de chasseurs qui ont manifesté le 18 septembre dans plusieurs régions de France et font les yeux doux à un des ses principaux rivaux à l’élection présidentielle.
 
Le 1er janvier prochain la France prendra la présidence de l’Union Européenne. Qu’importe, Emmanuel Macron veut reprendre des arrêtés que la Cour de justice de l’UE a déjà jugé contraires à la législation communautaire.
 
Emmanuel Macron semble considérer que les 90% de ses concitoyens qui sont opposés aux chasses traditionnelles constituent une majorité silencieuse sans importance. Qu’importe, prouvons lui qu’il a tort !

posté par Bernard Sonnerat
 
jeudi 2 septembre 2021
Mammifères
Journées « petits mammifères » du 30 septembre au 2 octobre à Songieu (01)

Dans le cadre de l’atlas des mammifères de Rhône-Alpes, des journées « petits mammifères » sont organisées du 30 septembre au 2 octobre à Songieu (01).

Au programme :

  • formation sur les techniques de détection des petits mammifères et sur leur identification,
  • captures,
  • ateliers autour des indicateurs de suivi.

Ces journées seront co-encadrées avec la Réserve Naturelle Nationale du Marais de Lavours et Fabrice Darinot son conservateur spécialiste du rat des moissons. Nous aurons la chance de capturer avec lui. Aussi, nous aurons les interventions de Jean-François Desmet sur les musaraignes, Christophe Gilles sur le muscardin (avec terrain recherche de nids et noisettes) et Daniel Ariagno.

Il reste des places pour les bénévoles! Cette formation est accessible aux adhérents LPO pour 40 € par personne (pour les 2 jours). Informations et inscriptions à francisque.bulliffon@lpo.fr

posté par Francisque Bulliffon
 
mardi 10 août 2021
Oiseaux
Le Conseil d'État juge "illégales" des chasses "traditionnelles" d'oiseaux

Ces techniques étaient utilisées dans les Ardennes et le sud-ouest de la France. La décision intervient après l'interdiction de la chasse à la glu en juin.

Le Conseil d'État a jugé vendredi "illégales" plusieurs techniques de chasse traditionnelles d'oiseaux, des techniques utilisées dans les Ardennes et le sud-ouest de la France, après l'interdiction de la chasse à la glu en juin.

Saisi par les associations la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et One Voice, "le Conseil d'État annule aujourd'hui plusieurs autorisations de chasser les vanneaux huppés, pluviers dorés, alouettes des champs, grives et merles noirs à l'aide de filets (pantes, tenderies) ou de cages (matoles)".

Ces autorisations "ne sont pas conformes aux exigences du droit européen relatif à la protection des oiseaux", selon un communiqué du Conseil d'État.

La directive européenne "oiseaux" de 2009 interdit les techniques de capture massive d'oiseaux sans distinction d'espèces. Une dérogation est possible "à condition d'être dûment motivée et dès lors 'qu'il n'existe pas d'autre solution satisfaisante' pour capturer certains oiseaux", rappelle le Conseil d'État.

"Les autorisations ministérielles en cause (...) ne sont pas dûment motivées" et le ministère n'a pas démontré que ces méthodes de chasse traditionnelles "sont les seules permettant de procéder à la capture des vanneaux huppés, pluviers dorés, alouettes des champs, grives et merles noirs".

"Le seul motif de préserver ces méthodes de chasse dites 'traditionnelles' ne suffit pas à les autoriser", poursuit le Conseil d'État.

Les associations saluent "une victoire historique"

One Voice a immédiatement salué "une victoire historique dans la lignée de celle décrochée face aux chasseurs à la glu". Cette technique de piégeage avec des tiges enduites de colle a été interdite en juin par la justice, qui après des années de rebondissement, a jugé qu'elle met des oiseaux en danger autres que ceux visés par cette chasse, les grives et les merles.

La LPO, de son côté, "demande désormais au gouvernement d'agir en conséquence et d'abolir ces pratiques d'un autre âge".

"Si l'on pouvait concevoir l'usage des chasses traditionnelles en période de disette ou de guerre, il ne s'agit plus aujourd'hui que d'un simple loisir", const