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vendredi 2 juillet 2021
La LPO Auvergne-Rhône-Alpes contribue activement à l’ORB !

L’Observatoire régional de la Biodiversité est un dispositif piloté par l’État et la Région pour rassembler, diffuser et valoriser les données et démarches en lien avec la connaissance sur la biodiversité dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Financées par la DREAL et la Région, les missions de l’ORB sont assurées par les animateurs des pôles thématiques (Conservatoires Botaniques Nationaux Alpins et du Massif Central, association Flavia APE, Ligue pour la Protection des Oiseaux et Fédération régionale des chasseurs) avec l’appui technique de l’Office Français de la Biodiversité.

Chaque pôle fédère sur ses thématiques un réseau d’acteurs multiples : associations, collectivités territoriales, établissements publics, bureaux d’études, naturalistes etc. L’Observatoire rassemble également différents centres de ressources thématiques sur la biodiversité en Auvergne-Rhône-Alpes.

Le conseil d’administration de la LPO qui s’est tenu le 10 janvier 2020 a décidé de pleinement s’investir dans la démarche en participant à l’animation du pôle vertébrés, en versant des données naturalistes. En tout, ce sont plus de 3 millions de données qui ont d’ores et déjà été versées à ce dispositif ! Une fois versées à l’ORB, les données deviennent publiques et sont disponibles pour une meilleure prise en compte dans les différents projets.

Sur les invertébrés, toutes les données de papillons de jours, libellules et orthoptères ont été mises à disposition de l’ORB. Seuls ces groupes ont été versés car la vérification y est homogène. Pour les autres groupes d’invertébrés, la vérification étant hétérogène il a été fait le choix de ne pas les verser pour le moment. La réflexion sera relancée à l’automne.

Sur les vertébrés, actuellement seules les données de 2018 ont été versées en dégradant certaines informations géographiques sur des espèces sensibles (tous les gîtes à chauves-souris, données cachées) et les données de loup et de lynx ont été exclues. Au cours de l’année 2021, les données de 2017 et 2019 seront versées.

Pour des questions de respect du RGPD, toutes les données ont pour le moment, été anonymisées. Un travail est en cours avec un cabinet d’avocats pour pouvoir diffuser le nom des observateurs qui le souhaitent. Par ailleurs, n’ont été versées que les données pour lesquelles la LPO dispose des droits d’utilisation. Ont ainsi été exclues les données fournies par nos partenaires avec qui nous n’avons pas encore échangé sur l’ORB ou qui n’ont pas souhaité que nous versions leurs données (généralement parce qu’ils les versent en direct !). Toutes les données versées à l’ORB sont consultables sous la forme de synthèse dans Biodiv’AuRA Atlas.

Pour toute question sur l’ORB et l’implication de la LPO, vous pouvez contactez Julien GIRARD-CLAUDON (julien.girard-claudon@lpo.fr). Si vous souhaitez vous investir dans la démarche de validation des données naturalistes, vous pouvez contacter vos référents locaux (contacts disponibles dans la barre de gauche).

posté par Francisque Bulliffon
 
vendredi 2 juillet 2021
Oiseaux
Atlas Oiseaux de France - Que et où rechercher en juillet-août

Que et où rechercher en juillet-août

 

 

Où chercher?

 

L'enquête de l'atlas des oiseaux nicheurs continue sa progression dans l'Ain. Toutefois, les déficits de prospection constatés depuis le printemps (et les années précédentes pour certaines zones) ne sont pas complètement comblés. Ainsi, le nord-ouest du département au nord d'une ligne Thoissey-

Courmangoux demeure anormalement pauvre en espèces, trois carrés 10x10 km comptant moins de 25 espèces (8, 21 et 21)! Le Pays de Gex semble aussi pouvoir faire mieux et certaines carences y sont étonnantes. Ainsi, la Tourterelle turque est-elle loin d'y être présente partout en plaine! Cela appelle une confirmation!

 

Que chercher?

 

Ces mois d'été amènent la fin de la période de reproduction de bon nombre d'espèces. Si les manifestations vocales s'estompent considérablement, il demeure toutefois bien du travail de recherche à effectuer!

Les grèbes, particulièrement le Castagneux, se reproduisent souvent assez tardivement. C'est aussi le cas de bon nombre d'espèces d'Anatidés, la Nette rousse et les fuligules en particulier. L'enquête LIMAT s'étant achevée en juin pour ces espèces, les observations de juillet-août apporteront bon nombre de précisions sur leurs calendriers de reproduction, leurs effectifs et la taille des familles. Cette reproduction tardive caractérise aussi les gallinules poules d'eau et les râles aquatiques. Pour cette dernière espèce, des affûts près des vasières jouxtant des roselières permet de voir les jeunes de l'année, presque invisibles autrement. Ces mois sont aussi la période idéale pour observer les allers-retours des blongios en charge de famille.

La première quinzaine de juillet est souvent la plus favorable au recensement des colonies de guifettes moustacs.

Dans les zones forestières, les jeunes bondrées éclosent seulement et ce seront les dernières à migrer en automne. Par contre, c'est déjà le grand départ des milans noirs. Sur le relief, les jeunes aigles royaux s'envolent à cette époque, comme les faucons hobereaux en plaine. Dans les falaises, les jeunes grands-ducs sont souvent assez visibles à cette période.

Dans les milieux agricoles, la fauche des prairies et la moisson des céréales à paille permet de découvrir les familles de perdrix et faisans. Surveillez bien les champs de céréales pour intervenir auprès des agriculteurs en cas de découverte d'un nid de busards dans ces champs. Les travaux d'après moisson sont mis à profit par les oedicnèmes pour débuter leurs rassemblements postnuptiaux. A condition de bien connaître (ce qui est rarement le cas) les populations printanières, on peut alors estimer leur succès de reproduction-

Sur les Crêts du Jura, des battues organisées par les gestionnaires de ce site et le Groupe Tétras Jura ont la même finalité et vous pourrez peut-être y participer (v les infos sur faune-ain).

Quelques espèces continuent leur reproduction, notamment les pigeons ramiers et les tourterelles turques et toutes les données d'oiseaux chanteurs ou paradant méritent un code de reproduction ad hoc. Bon nombre d'hirondelles de fenêtre élèvent une seconde nichée. Dans les milieux propices, juillet est encore un bon mois pour rechercher les engoulevents et les familles de pies-grièches écorcheurs.

 

Attention aux premiers migrateurs. Il y a bien peu de chances que les limicoles observés ça et là, les sarcelles d'hiver et d'été, les canards souchets, les marouettes en Dombes, se soient reproduits localement et il ne faut pas leur attribuer systématiquement un code atlas. Ceci est également vrai pour les martins-pêcheurs.

Juillet et août marquant la bascule entre période de reproduction et erratisme ou migration postnuptiale, bien des possibilités s'offrent aux ornithologues à cette période. Le mot d'ordre est toujours le même: SORTEZ!

posté par Bernard Sonnerat
 
vendredi 18 juin 2021
Inventaire dans les ZNIEFF !
Inventaire dans les ZNIEFF !
 
La DREAL souhaite actualiser au fil de l'eau les connaissances dans les Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique de la région.
 
La LPO y contribue activement en réalisant des inventaires financés et bénévoles. Par conséquent, nous vous invitons à réaliser des prospections dans les ZNIEFF aux alentours de chez vous sur un maximum de groupes taxonomiques.
 
Tout donnée est intéressante mais si vous le souhaitez, vous pouvez orienter vos prospections sur les espèces dites "déterminantes". Vous en trouverez la liste ici.
 
Par ailleurs, vous trouverez la localisation des périmètres ZNIEFF ici.
 
Vos observations sont à saisir dans VIsionature ou Naturalist en les pointant le plus précisément possible.
 
Merci d'avance et bonnes prospections !
posté par Alexandre Roux (pro)
 
lundi 7 juin 2021
Oiseaux
Atlas Oiseaux de France - où et que rechercher en juin ? - compléments

En complément du message précédemment, voici des espèces qui méritent d'être recherchées :

- la Pie-grièche écorcheur : inscrite et prioritaire dans la Directive Oiseaux, citée dans le DOCOB Dombes, la connaissance de la présence de la PGE devient considérable. Son habitat est aisément reconnaissable : il est constitué le plus souvent d'un binôme haie-prairie. La haie est le plus souvent surtout basse - entre 1,5 et 3m de haut, irrégulière, offrant des perchoirs  dominant l'alentour. Elle comportera une belle proportion d'épineux, tels que Aubépine, Épine noire, Ronce, Églantier, etc. De grands arbres peuvent également lui servir de poste de guet, d'affut. La PGE est aisément repérable aux jumelles, avec lesquelles il suffit de parcourir le sommet de ce type de haie.

- la Fauvette babillarde : le chant est caractéristique, et nous vous invitons à vous en imprégner : haies de Dombes, proche des étangs, bocage bressan. Sa méconnaissance en fait sans doute sous-estimer les populations. Elle n'est pas la seule dans ce cas : les 2 locustelles notamment (l'année est favorable avec le remplissage des étangs sur des vastes zones végétalisée, jonchaies notamment). Ici comme dans les autres cas, où le chant est déterminant, on s'adresse aux ornithologues un peu plus pointus.

Ajoutons également le Pigeon colombin dans un autre type de haie plus arborescent : haies de haut jet et alignements de vieux arbres, tilleuls, platanes, marronniers, etc. entre autres bien sur. Plus présent en Bresse et en Val de Saône qu'en Dombes pour ce qui concerne la plaine.

- L'Oedicnème criard : l’enquête LIMAT passera dans l'Ain très à coté de ses populations. LIMAT conseille un dénombrement des groupes postnuptiaux. Or pour ce faire il faut déjà les connaitre. Si ceux de la plaine de l'Ain sont assez bien maitrisés, d'autres existent quoique méconnus dans l’ouest de la Dombes (Savigneux, St Trivier) : nous attirons l'attention sur les cris nuptiaux en soirée des œdicnèmes " au chant évoquant celui de courlis...

posté par Benoit Feuvrier
 
jeudi 3 juin 2021
Oiseaux
Atlas Oiseaux de France - où et que rechercher en juin ?

Où prospecter en juin ? 

Après plusieurs mois d'enquête atlas, les zones méritant une prospection accrue se confirment nettement. Au premier rang de celles-ci, le nord du Val de Saône et de la Bresse sont très largement déficitaires: des carrés 10x10 km à 8, 20 ou 27 espèces sont très clairement  sous prospectés et c'est sur ceux-ci que l'effort devra porter maintenant. Ensuite, tous les carrés limitrophes avec d'autres départements (à l'exception des marais de Lavours et de l'Etournel) comptent un nombre parfois très  faible d'espèces. Certes, ces carrés ont souvent une superficie assez faible dans notre département et toute comparaison est dès lors difficile mais il est évident que des carrés à 2, 8 et 11 espèces dans le Pays de Gex ou 3 espèces dans le Val de Saône hébergent plus d'espèces. Pour autant, pour certains d'entre eux, mais pas tous, la prospection hors des limites départementales vient atténuer ces déficits. 

Que chercher en juin ?

Pour bon nombre d'espèce de passereaux, les parents ont charge de famille et leurs manifestations territoriales sont fortement réduites.

Partout, les différentes espèces de grèbes couvent ou élèvent leurs poussins et c'est donc un bon moment pour estimer leurs populations (données à communiquer à M. Benmergui dans le cadre de l'enquête Limat). Chez les Ardéidés, c'est la fin des chants pour le Butor étoilé mais la pleine saison de ceux de Blongios. C'est aussi l'apogée de la fréquentation des colonies arboricoles ou en roselières des autres espèces qui peuvent être potentiellement accompagnés de spatules ou d'ibis falcinelles. Si la reproduction des oies cendrées touche bientôt à sa fin, celle des autres Anatidés (tous concernés par l'enquête Limat) est bien lancée et des observations minutieuses (de préférence dans les deux heures précédant le coucher du soleil lorsque le couvre-feu sera levé) permettront d'estimer les populations et/ou de contacter des espèces peu fréquentes dans nos contrées : sarcelle d'été, sarcelle d'hiver, canard souchet, canard pilet, fuligule nyroca.

Dans les milieux boisés, grâce aux allers-retours des adultes, il faut rechercher les sites de reproduction (mieux vaut une observation à distance si possible en surplomb qu'une recherche des aires depuis le sol) des rapaces diurnes: Bondrée apivore, Milans noir et royal, Circaëte, Autour des palombes, Buse variable, Aigle royal.  La même technique peut s'appliquer en plaine dans les roselières et les milieux cultivés pour les trois espèces de busards, le Busard cendré étant devenu bien rare, et conduire éventuellement à des mesures de sauvegarde des oeufs ou poussins.

Juin est peut-être le meilleur mois pour observer les familles de Gallinacés : Perdrix grise (apparemment disparue comme reproductrice dans l'Ain) et rouge, Faisans de Colchide et vénéré.

C'est aussi au cours de ce mois que les cailles et, bien plus localement, les râles des genêts chantent le plus et les douces soirées et débuts de nuits sont propices à leur repérage.

Dans les zones humides, parfois de très petite étendue, les poussins de la tardive Poule d'eau ont désormais éclos.

En Dombes, la recherche des colonies d'Echasses (enquête Limat) , de Laridés (Mouette rieuse, Guifette moustac) (enquête Oiseaux marins) permettra de voir comment ces espèces se sont adaptées aux inondations de début mai.

C'est la pleine période de reproduction de la Tourterelle des bois et juin nous permettra d'évaluer la situation de l'espèce dans l'Ain.

 

En juin, méfiez-vous du début de l'erratisme postnuptial de plusieurs espèces de limicoles, laridés, Corvidés, du Grand Cormoran et du Martin-pêcheur;  aussi, et n'accordez des codes atlas que si vous êtes sûr que votre observation en mérite un.

Profitez de la fin du couvre-feu le soir pour rechercher les petits ducs et les engoulevents  dans les milieux qui semblent favorables: une bonne surprise est peut-être à attendre! Si la croûle décline en juin, la recherche des bécasses reste encore bien possible.

Les jeunes huppes s'envolent généralement en juin et les groupes familiaux sont alors facilement détectables. Les guêpiers et les hirondelles de rivage forment des ballets incessants sur leurs sites de reproduction, ce qui les rend bien visibles. Par contre, même sur leurs colonies, les grives litornes s'avèrent bien discrètes! Les rousserolles sont en charge de famille et sont assez facilement repérables alors: Effarvatte et Turdoïde (plus localisée) en plaine, Verderolle dans les zones fraîches sur le relief. Situation similaire pour les pies-grièches écorcheurs.

Bien souvent, vous emploierez bien votre temps en prospectant par temps calme aux premières heures du jour et lors de celles qui précèdent et suivent immédiatement le coucher du soleil. Le reste de la journée, surtout lors de journées chaudes sera peu rentable pour les oiseaux mais pourra être consacré à la recherche d'autres groupes tels que les insectes.

 

Responsable départemental LIMAT: M. Benmergui- maurice.benmergui@orange.fr

Responsables départementaux enquête oiseaux marins: A. Bernard- alain.bernard711@orange.fret P. Crouzier- pierre_crouzierfr@yahoo.fr

Responsables départementaux de l'atlas: M. Benmergui, A. Bernard, L. Braz- faulo19@hotmail.com  et B. Feuvrier benoitfeuvrier@hotmail.com

posté par Benoit Feuvrier
 
dimanche 30 mai 2021
Oiseaux
Oiseau de France en ligne , le nouveau portail dédié à l'Atlas des oiseaux de France
Oiseaux de France, le nouveau portail dédié à l'Atlas des oiseaux de France est en ligne. Rendez-vous sur https://www.oiseauxdefrance.org.

Le premier objectif du projet Oiseaux de France (ODF) est de mettre à jour les cartes de répartition des espèces, en période de reproduction et d’hivernage sur la période 2019-2024.

Le portail propose un indicateur d’avancement de l’Atlas, qualifié d'indice de Complétude. Pour chaque maille, il donne  le pourcentage d'espèces signalées avant et après 2019.

En cliquant sur une maille, il est par ailleurs possible d'obtenir la liste des espèces signalées durant ces deux périodes. Tout observateur obtient donc l'inventaire des espèces potentiellement présentes et peut dès lors concentrer son attention sur les oiseaux non encore découverts.

Bonne visite!

 

posté par Bernard Sonnerat
 
mercredi 19 mai 2021
Observation du camp militaire de la Valbonne
Chers adhérent(e)s et contributeurs(trices),
 
Cette année, la LPO a été mandatée une nouvelle fois sur le programme LIFE Valbonne, coordonné par le Ministère des Armées, en partenariat avec le Conservatoire d'Espaces Naturels Rhône-Alpes et la Fédération Départemental des Chasseurs de l'Ain. Nous intervenons sur le camp pour de nombreuses actions d'inventaires et de suivis de l'avifaune. La réalisation de ce travail financé en partie par l’Union Européenne, nécessite une collaboration étroite avec le camp militaire de la Valbonne. Ainsi, l’accès au terrain militaire passe par une déclaration des jours et heures de présence des intervenants afin d’éviter tout incident. La liste des personnes venant de la LPO a également été fournie et validée (identité, téléphone, plaque du véhicule). Ainsi, si vous observez des naturalistes sur le terrain militaire, il s'agit très probablement des intervenants LPO, ou d'autres structures ,sur ce programme LIFE qui ont obtenue l'autorisation.
 
En dehors de ces personnes préalablement identifiées, l'accès au camp militaire est, comme indiqué par les nombreux panneaux qui le délimitent, strictement interdit et nous rappelons qu'il y a un réel danger de mort. Les contrevenants s'exposent à des poursuites judiciaires (verbalisation et amende, passage au tribunal). Par ailleurs, les observateurs d’oiseaux en infraction dans le camp feront perdre la crédibilité de la LPO auprès des responsables du camp et du CEN RA, et mettront en péril l’action de notre association pour la biodiversité dans cet espace naturel. Aussi nous vous demandons de respecter la signalisation et de ne pas rentrer dans le camp militaire.
 
Rappelons que l'observation de la faune du camp est tolérée depuis les espaces de stationnement au bord des routes et qu'il existe plusieurs points d'observation que vous pouvez utiliser sans enfreindre la loi.
 
Nous vous remercions par avance pour votre compréhension.
 
l'équipe de la LPO DT Ain.
posté par Francisque Bulliffon
 
lundi 3 mai 2021
Oiseaux
Chasse au Grand tétras : la justice sanctionne lourdement l'Etat !
posté par Bernard Sonnerat
 
vendredi 30 avril 2021
Oiseaux
Atlas des Oiseaux de France : Que rechercher en mai ?

Mai est marqué par la fin de la migration prénuptiale et voit donc le retour des migrateurs les plus tardifs: Blongios nain, Crabier chevelu, Bondrée apivore, ¨Rêle des genêts, Caille des blés, Tourterelle des bois, Engoulevent d'Europe, Guêpier, Monticole de roche, Pies-grièches, Hypolaïs polyglotte, Rousserolles, Bruant ortolan. C'est donc le mois parfait pour les recherches en vue de l'atlas des oiseaux nicheurs, d'autant plus que les restrictions de déplacements doivent être levées au début du mois.

 

Où chercher?

Même si les 'trous' de prospection se comblent un peu, le nord de la Bresse et du val de Saône sont encore largement sous prospectés, comme apparaissent, dans une moindre mesure, le Pays de Gex, les Crêts du Jura et la région d'Oyonnax. Toutefois, pour toutes les mailles 10x 10 km, le nombre d'espèces présentes est loin d'avoir atteint le niveau de l'atlas régional rhônalpin durant l'enquête 1995-1997 et un effort soutenu doit encore être largement mené.

 

Quand chercher?

L'augmentation de la durée du jour et l'apparition de la chaleur font que les deux heures suivant le lever du soleil et les deux heures précédant son coucher sont les plus favorables à la détection des oiseaux. Lorsque le couvre-feu actuel sera levé (début juin ou un peu avant espérons le), profitez donc de ces créneaux horaires pour chercher les oiseaux nicheurs et profitez du reste de la journée pour d'autres activités naturalistes (botanique, entomologie).

 

Que chercher?

S'il faut encore faire attention à des migrateurs en escale hors de leurs sites de reproduction future (Traquet motteux, Tarier des prés, Rousserolle verderolle, etc), presque toutes les observations d'oiseaux se rapportent à des nicheurs potentiels et la tâche est immense. Partout, il faut veiller à respecter les propriétés privées, les réserves et, bien sûr, accorder la priorité absolue à ne pas déranger les oiseaux en cette période cruciale.

 

Dans le Val de Saône, il faut commencer à rechercher les cantonnements des cailles et des râles de genêts, devenus bien rares, voire ceux des barges à queue noire.

En Dombes, la cohorte des oiseaux plus ou moins directement liés aux étangs est immense et le champ des recherches est très large: colonies de Laridés, oiseaux paludicoles (Butor, Blongios, Héron pourpré, locustelles, rousserolles, Phragmite des joncs, Bruant des roseaux, éventuellement Gorgebleue), premières familles d'Anatidés, colonies de hérons arboricoles (Héron cendré, Bihoreau, aigrettes) au sein desquelles il faut aussi rechercher les spatules et très éventuellement les grands cormorans. P

En Plaine de l'Ain, les premiers poussins d'oedicnèmes apparaissent dans les rares milieux encore favorables. Des points d'écoute à intervalles réguliers le soir permettront peut-être de détecter un mâle chanteur de Canepetière et, qui sait, une micro population. C'est dans les gravières et au bord de l'Ain, qu'il faut rechercher les petits gravelots et les colonies d'hirondelles de rivage et de guêpiers. Pour cette espèce, de nombreux oiseaux erratiques ou encore migrateurs peuvent être mentionnés un peu partout tout le mois.

Sur le relief, chercher les pies-grièches écorcheurs et, dans les zones de mégaphorbiaie, les rousserolles verderolles apporte chaque année son lot de surprises, bonnes ou mauvaises, avec parfois en supplément un râle des genêts cantonné provisoirement. Dans les zones de falaises, s'épanouissent les hirondelles de rochers et les martinets à ventre blanc. C'est là qu'il faut rechercher les faucons pèlerins et la petite (mais en expension) population d'aigles royaux.

Sur les Crêts du Jura, maintenant pleinement accessibles après la fonte des neiges (mais où les restrictions d'accès sont encore nombreuses), la question annuelle est: y a t-il des monticoles de roche et combien? On peut aussi espérer (seulement?)' rencontrer des pics tridactyles, des venturons montagnards, des sizerins, voire des accenteurs alpins mais ces derniers ne semblent plus s'y reproduire depuis longtemps!

Dans les zones favorables, le coucher du soleil (avec les réserves précédentes sur le couvre-feu) peut être mis à profit pour écouter les petits ducs et les engoulevents (pelouses sèches peu densément arborées du Revermont, du bas-Bugey ou de la Plaine de l'Ain) et les bécasses des bois (boisements plutôt situés sur le relief) et découvrir d'étranges ambiances où la vie palpite avant de laisser la place au silence.

En dehors de ces lieux emblématiques du département, l'avifaune dite banale n'en présente pas moins un grand intérêt et chaque contribution à sa connaissance est reçue avec reconnaissance.

Si vous êtes impliqués dans ces protocoles, pensez aussi à effectuer vos STOC, EPOC, EPOC ODF, LIMAT.

Les responsables départementaux des différents aspects de l'enquête atlas (adresses courriels ci-dessous) répondront toujours avec plaisir à vos questions et vous apporteront toutes les précisions en cas de doutes, comme ceux relatifs à un code atlas par exemple.

Enfin, mai est appelé le 'mois des raretés' dans le milieu ornithologique. Chaque année apporte son lot, plus ou moins étoffé, de migrateurs rares, souvent d'origine orientale ou nordique: faucons kobez, chevaliers stagnatiles, bécasseaux divers, sternes, guifettes, mouettes et goélands inhabituels, bergeronnettes printanières de différentes sous-espèces, alouettes calandrelles ou calandres, pipits à gorge rousse. Pour vous en mettre plein les yeux, il n'existe qu'une seule solution: SORTEZ!

 

Responsable départemental LIMAT : M. Benmergui <maurice.benmergui@orange.fr>

Responsable départemental STOC : F. Bulliffon <francisque.bulliffon@lpo.fr>

Responsables départementaux EPOC, EPOC ODF et Atlas général: L. Braz <faulo19@hotmail.com>, B. Feuvrier <benoitfeuvrier@hotmail.com> et A. Bernard alain.bernard711@orange.fr

posté par Benoit Feuvrier
 
mercredi 31 mars 2021
Oiseaux
Atlas Oiseaux de France : Que rechercher en avril?

Que rechercher en avril?

 

Ça y est! L'atlas national des oiseaux nicheurs est désormais bien lancé et les différentes lacunes techniques du départ ont peu à peu disparu.

Dans l'Ain, de nombreuses données ont déjà été enregistrées et on peut déjà dresser la liste des secteurs sous prospectés. Le manque le plus évident (déjà constaté par le passé) se situe grosso modo au nord d'une ligne joignant Jassans-Riottier à Coligny. Dans cette zone, la Bresse en dehors de l'agglomération de Bourg-en-Bresse fait vraiment figure de parent pauvre avec même des mailles 10x 10 km quasi vierges de toute observation! Ensuite, tout le Val de Saône donne l'impression de pouvoir mieux faire, comme la vallée du haut Rhône entre Belley et la frontière suisse.Pour l'instant, la haute chaîne du Jura accuse aussi un retard de prospection.

 

Que chercher et où?

En Dombes, si l'espèce est encore présente, c'est le bon moment pour écouter les chants du butor étoilé là où subsistent des roselières conséquentes. A peu près dans les mêmes milieux, les marouettes (3 espèces potentiellement) arrivent et sont susceptibles de chanter. La repasse (utilisation de chants enregistrés pour provoquer la réponse d'oiseaux cantonnés) doit être utilisée avec parcimonie.C'est dans les milieux ouverts et les bordures d'étangs qu'il faut rechercher les poussins de vanneaux huppés. Les comportements de défense des adultes vis à vis des prédateurs sont un bon moyen pour les découvrir. C'est dans ces mêmes milieux, toujours en Dombes et dans le Val de Saône, que se cantonnent les barges à queue noire dont le vol de parade et les cris particuliers alors émis facilitent grandement la détection. Un peu plus largement répandus, quoiqu'en régression, les courlis cendrés déposent majoritairement leurs pontes en avril mais sont encore bien détectables.

Avril est un bon mois pour découvrir les bruyantes colonies (*) de mouettes rieuses et y rechercher d'éventuelles mouettes mélanocéphales. Plus tard dans la saison, elles seront souvent accompagnées de grèbes à cou noir et de diverses espèces d'Anatidés. Un peu partout à proximité de l'eau (îles des étangs dombistes, bancs de galets et îles dénudées sur les cours d'eau voire falaises surplombant le haut-Rhône, il faut aussi s'intéresser aux nids isolés ou aux colonies de goélands leucophées (*).

En Plaine de l'Ain, la recherche d'éventuelles outardes canepetières dans les rares secteurs encore pas totalement défavorables peut commencer mais se lancer dans cette recherche ne peut se faire sans une forte dose d'optimisme! Toujours en Plaine de l'Ain, mais aussi sporadiquement en Dombes, Bresse et Val se Saône, les oedicnèmes paradent ce qui les rend plus détectables qu'en pleine saison de reproduction.

Si elle a beaucoup régressé ces dernières décennies, la huppe est encore présente ça et là en plaine et sa répartition actuelle doit être précisée. Dans les zones de piémont, le torcol peut être contacté grâce à ses chants. D'autres picidés sont encore bien détectables: pics noir, mar, épeichette.

Dans les zones ouvertes où subsistent des prairies (Val de Saône, Plaine de l'Ain, Bugey), avril est marqué par les chants des alouettes des champs.

Nous savons peu de choses sur la biologie du cincle plongeur, à peine plus sur sa répartition. Des recherches spécifiques seront les bienvenues. Discret en toute saison, l'accenteur mouchet appelle les même recherches.Les vocalisations du rossignol sont heureusement moins discrètes et permettent de le contacter facilement. L'enquête atlas permettra de préciser sa répartition sur le relief et les altitudes maximales atteintes. Y a t-il encore des gorgebleues nichant au bord de l'Ain et en Dombes?

Dans des milieux très différents, c'est maintenant que s'installent les rougequeue à front blanc, merle à plastron,grives litorne et draine, locustelles tachetée (attention aux oiseaux se cantonnant très provisoirement dans des milieux divers et ne méritant pas un code atlas!) et luscinioïde, phragmite des joncs, rousserolle effarvatte, fauvettes passerinette, babillarde, grisette, des jardins, pouillots de Bonelli, siffleur, fitis (même remarque que pour la locustelle tachetée), loriot (répartition à préciser en zone de piémont), serin cini, venturon montagnard, linotte mélodieuse, sizerin flammé, bouvreuil pivoine, grosbec, bruants fou, des roseaux et proyer.

Avril n'est pas que le temps de la reproduction mais correspond aussi à celui du début de la migration de nombreuses espèces: busard cendré, aigle botté, faucons hobereau et kobez, caille des blés, râle des genêts, mouette pygmée, sterne pierregarin, guifettes, tourterelle des bois, petit-duc, martinet noir, rémiz penduline, bruant ortolan.

Alors, prenez vos jumelles et faites vous plaisir! Pour autant, à l'heure où sont écrites ces lignes, la perspective d'un nouveau confinement semble se préciser. Ne prenez pas de risques pour vous mêmes et n'en faites pas courir aux autres. S'il faut se contenter de regarder les oiseaux dans son jardin pour ceux qui en possèdent un ou depuis sa fenêtre, alors passons par là une fois de plus en espérant que cette attitude permettra de faire disparaître ce virus.

 

(*) à signaler à la Coordination GISOM: alain.bernard711@orange.fr, pierre_crouzierfr@yahoo.fr

posté par Bernard Sonnerat
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